Vendredi 25 janvier

On ne veut pas rater l'avion, donc pour notre vol à 6h50, on essaie d'être à l'aéroport 1h30 avant le départ programmé...

Du coup, on se rattrape dans l'avion. Et pour s'occuper, le premier réveillé fait un peu joujou avec son nouveau Sigma 30/1.4.

Vive la Lufthansa et l'aéroport de Heathrow ! Grâce à notre mise en queue, on n'a eu besoin de ne faire que 3 tours au-dessus de Londres avant d'arriver. A l'heure de décalage, on ajoute donc une heure de vol gratuit autour de l'aéroport.

Une fois sur place, renseignements sur les transports en commun. Comment allons-nous faire pour rejoindre la ville ? Découverte de la carte-huître qui permet de se déplacer à Londres. L'Oyster Card pour les intimes. On l'achète pour £ 3.00, on met des sous dessus, puis on la valide à chaque montée dans les transports en commun. Le gentil monsieur qui nous explique au guichet n'a besoin de se répéter que 3 fois jusqu'à ce qu'on comprenne. Finalement, on achète un ticket 3 jours "off-peak".

Petite information pour les novices : à Londres, en semaine, l'heure de pointe se présente tous les jours jusqu'à 9h30. Un ticket peut coûter deux fois plus cher si vous l'achetez en heure de pointe. Du coup, on a fait les radins et on a attendu une heure à l'aéroport. Fin de mois difficiles :-D

Après une féroce chevauchée de l'underground ("please mind the gap between the train and the platform") et une longue promenade parsemée de cacahuètes grillées au poivre, arrivée à l'hôtel. Fantastique! Une carte à bande magnétique pour ouvrir la porte, une bouilloire électrique et 2 sachets de thé dans la chambre, une poignée à tourner pour tirer la chasse d'eau, un fer à repasser avec minuteur, et un appareil bizarre fixé au mur dont nous n'avons toujours pas compris l'utilité. Tous à vos claviers !

Petite sieste, traversée de rue en regardant du mauvais côté, prise de bus sans vraiment savoir où il nous mène. Descente en cours de route et déjeuner, selon le courage et l'envie de découvrir les coutumes locales, au choix au McDo ou dans l'un des "perfect chicken" de la ville.

Le bonjour au tower bridge sous toutes les coutures. Promenade dans les rues avoisinantes.

Passage chez Saint Paul, d'abord par la sortie (mais on est dans une église ou dans une gare ici ?!) puis par la vraie porte d'entrée. Empêchés de tourner en rond par une bande de joyeux lurons qui n'ont rien de mieux à faire que de chanter des cantiques (à cette heure ?!). En ressortant, mon f/1.4 peut enfin montrer à quoi il sert :-)

Dispute concernant le programme de la soirée. Musical or not musical ? Après renseignement sur les prix et évaluation de notre forme de la soirée, entrée au guichet de "Mamma Mia" : - Bonjour, vous avez encore des tickets pour ce soir ? - Oui, bien sûr, pour quel prix ? - En fait on pensait prendre ceux à £ 27.50. - Aaaah OK. Hmmm ça fait 3 mois qu'on n'en a plus de ceux-là.

Abandon du plan Musical. Traversée de Chinatown. Passage devant des buffets all-you-can-eat à £ 6 -- auxquels nous ne résisterons que jusqu'à dimanche midi. Passage à Soho. Dîner dans un resto à "Dim Sun": Petites croix sur une liste interminable de machins à la vapeur qui se font décongeler devant vos yeux. Vincent se demande pendant tout le repas si nos voisins parlent anglais ou allemand.

Un coucou nocturne à Big Ben, à la Westminster Abbey et au London Eye.

Retour en undeground et en bus -- on était tellement fiers d'avoir trouvé la bonne ligne qu'on la prise dans le mauvais sens.

10 heures de sommeil.

Samedi 26 janvier

Petit déjeuner au buffet de l'hôtel avec accostage par une demoiselle qui semble ne pas avoir dormi de la nuit et qui nous tousse dessus. Toasts au pain de mie dans deux grille-pains à chargement parallèle (2 x 2 morceaux de pain par machine !). Beurre salé et confiture de fraise. À 10h00:00, les 4 serveuses foncent sur le billard et le débarrassent de tout ce qui l'encombrait.

11h, arrivée au marché de Portobello Road. C'est plein. Une voiture mal garée s'est faite enchaîner à un sabot triangulaire orange fluo. On visite un très intéressant magasin de savon où des aliments sont reproduits (Highlights: le savon-miel, le savon-fromage, et le savon-charbon). Vincent mange une paëlla en plein air. Psychotage sur les possibilités d'attentat dans une rue si blindée.

Achat de camembert cheddar, de gloucester et de pain sans levure au Tesco du coin. Grignotage dans le Saint James Park. Heureusement, pas de panneau qui interdit de manger du fromage en public. Nos hommages à la reine et observation attentive des messieurs qui montent leur genou au nombril et leur poignet à l'épaule quand ils veulent se promener.

Ecureuils et oies sauvages du Regent Park. Passage dans le bâtiment avec les chevaux de la garde royale. On croise une belge qui nous demande si on sait ce qu'est le bâtiment juste à côté. Bah en fait, non. Ah tiens, Picadilly Circus. J'ai déjà vu ces écrants géants sur des photos dans mon cours d'anglais quand j'étais petit.

Underground. "Mind the gap" façon big brother (la Central Line il me semble) direction Camden Town. Je voulais absolument revoir ce quartier. Ca me rappelle qu'il faudra que j'essaye le look punk un de ces jours (avec la crète). Café au caramel et chocolat à la noisette "grande" (ça veut dire taille moyenne...) au Starbucks à côté du pont.

Passage dans les petites ruelles du Camden Lock. Vincent tombe littéralement amoureux du magasin de fringues de clubbeurs "Cyberdog". Des fringues phosphorescentes ultra stylées, une musique techno, et des T-shirts avec un "dynamical equalizer histogram" (la dénomination est de moi).

Retour à l'hôtel pour une petite sieste, puis trajet jusqu'au "Ministry of Sound". En préparation de la soirée, dîner dans un "beer and burger". Pardon, ils ne servent plus rien à 22h00. Qu'à cela ne tienne, commande de pizzas chez l'indien du coin. "It's for collecting" donc dîner dehors puis planquage sous un camion. Parce qu'à Metz, on ne gâche pas. La pizza sera réchauffée demain matin au sêche-cheveux pour le p'tit déj'.

Grugeage de queue devant la boîte -- c'est le bordel. Ta prévente STP. Tiens, voilà un légo pour prouver que tu as payé. Fouille avec portique. Vestiaire à £ 2 par item. A l'intérieur, Masters at Work. 3 salles et un lounge. Vraiment très très très très très très plein. Sur le main floor, le volume "dépasse allègrement les limites". Fabrication d'urgence d'ear plugs de fortune avec des mouchoirs.

Image en sortant : le videur avec son seau de légos et sa brochette de 30 cm formée de tickets de caisse à £ 30 pièce. Mais comment les gens font-ils pour se payer une sortie en boîte ici ?

Retour en bus de nuit. C'est classe que ca circule tous les quarts d'heure ! Sur la dernière partie du trajet, petit accrochage entre le chauffeur et une gamine qui ne veut pas lui montrer son huître. Scène burlesque entrecoupée de gros mots de la gamine où le chauffeur agite un bouton poussoir sur son tableau de bord pour faire retentir la sirène de son bus et faire accourir un gars de la sécurité. Eh ben ce chauffeur ne veut pas de toi, petite. Fin de l'interlude, la racaille descend et les braves gens rentrent chez eux se coucher.

Dimanche 27 janvier

Réveil forcé par l'alarme incendie du bâtiment. Checkout une minute avant l'heure maximale.

GOTO Tate Modern. Oh, incroyable, c'est gratos ! Génial, cette fissure dans le sol ! Mes highlights : la clarinette de Braque, Almanach de Rauschenberg, Bilingual de Juan Usle, Spity de Bernard Frize, Pierre Soulages, et Night Vision de Fiona Rae. Ca m'a donné envie de repeindre mon salon, tout ça.

Retour en traînant les valises sur le millenium bridge sous un magnifique soleil. J'aime vraiment pas les aéroports.