Ca fait depuis ce matin que je suis assis à ma place à essayer coûte que coûte de sortir ma première phrase pour ma Diplomarbeit. Quel gâchis.

Et aujourd'hui, en plus, je n'ai pas d'excuse du genre "j'étais en réunion toute la journée" ou "mon chef m'a demandé de lui préparer un truc". Alors pourquoi une telle inefficacité ?

Je comprends doucement quelles raisons me poussent à me comporter ainsi :

  • je vise les 100% alors que je pourrais très bien me contenter des 80% pour commencer
  • j'aime pas réécrire ce que quelqu'un a déjà écrit -- et de toute façon mieux que moi
  • je crains que mon rapport s'apparente à un amas de copy-paste entre guillemets, ce qui ne le ferait pas lors du passage au département antiplagiat
  • j'ai peur qu'une fois terminé, je n'aie pas assez de volume
  • j'écris des trucs sur mon blog qui n'ont rien à voir avec mon sujet, ce qui ne m'aide pas non plus à avancer

Bon bon. Allez, on essaie de faire table rase. Je me lance dans le copy-paste effréné en mettant un peu de texte personnel entre les morceaux, je m'en fous si ma partie ne fait que 2 pages au final, et je ne vise pas forcément la perfection dès le premier jet.

Ca me fait repenser au personnage de Camus qui, après avoir passé si longtemps à méditer sur la première phrase de son livre, à adapter les qualificatifs pour désigner son amazone et sa jument, se décida à prendre l'affaire sous un autre angle: "J'ai supprimé tous les adjectifs", dira-t-il enfin.

Donc voilà. Allez je me motive. J'aime les 80% que je vais produire et je les maîtrise. Et tant pis pour les adjectifs, j'aurai toujours le temps de les rajouter a posteriori.